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  Abdallah Benadouda
 4/30/2019
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Lecture Zen
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Le Hirak, Abassi Madani, ma mère et moi…
 
 

J’ai reçu une notification sur mon téléphone : « Abassi décédé. Enterrement demain. Sentiments mitigés » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. Oui. Cela ne veut plus rien dire. Ça ne m’a rien fait. Ça ne me fait plus rien.


 

Photo

Aujourd’hui Abassi est mort. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu une notification sur mon téléphone : « Abassi décédé. Enterrement demain. Sentiments mitigés » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
Oui. Cela ne veut plus rien dire. Ça ne m’a rien fait. Ça ne me fait plus rien.

La mort ne me fait plus rien depuis que ma mère est morte.
Ma mère n’aimait pas Abassi Madani. Elle lui en voulait de l’avoir traité d’« épervier du colonialisme », elle qui, justement, avait sacrifié sa vie à le combattre, ce colonialisme.

Moi aussi je ne l’aimais pas Abassi : d’abord parce qu’il avait blessé ma mère, et ça, c’est impardonnable. Ensuite, son discours politique ne me plaisait pas trop non plus : j’avais 18 ans en 1988, le premier 7irak, moins pacifique que l’actuel, m’ouvrait des horizons d’espérances et le discours de Abassi, mais surtout celui de ses partisans, mes amis, mes cousins, mes voisins, m’enfermait dans des frontières physiques et idéologiques que mon cerveau critique et plein d’hormones ne voulait pas accepter.

Avec mes amis, nous allions parfois les écouter, lui et Ali Benhadj, à la mosquée Benbadis, parce que je n’habitais pas très loin, parce que j’étais curieux d’entendre ces deux rockstars. Je voulais aussi assister à ce spectacle hallucinant. Mais je ne les aimais pas, parce que ma mère ne les aimait pas, et aussi parce que j’étais amoureux d’une fille et le discours du FIS me contrariait dans mes projets passionnés et charnels.

Avec mes copains, on redescendait après notre halte de curiosité vers Hussein-Dey ; je faisais toujours en sorte de leur faire faire un détour pour passer à côté de la maison de l’élue de mon cœur au cas où elle serait à la fenêtre. « 3achaq ettaqa ma yetlaqa » (« Les amants des balcons ne concluent jamais ») me disaient mes copains, tout en débriefant les discours ambigus de Ali et Abassi.

On en parlait avec nos mots de jeunes lycéens. Je trouvais qu’Ali Benhadj avait plus de succès qu’Abassi. Que son discours était plus « agressif », voire plus « dangereux », plus « direct ». Je n’ai pas aimé. J’avais 18 ans et je sentais que c’était risqué. La fenêtre de l’élue de mon cœur ne s’est jamais ouverte. Et j’en ai voulu à Abassi, parce qu’il avait blessé ma maman, mais aussi parce que sa rhétorique politique servait à légitimer les discours enflammés de Ali Benhadj.

Après, quand tout a basculé dans cet inconnu, j’étais à l’université. Béton sans âme dans une cité nouvelle mais déjà morte. Morte autant que mes amours perdues entre Dergana et l’école vétérinaire à Bouraoui (la Cité, pas Amira)
Et puis dans ma tête, c’est allé très vite. Les années se sont écoulées à un rythme fou, les morts aussi. Par milliers. Inconnus, célèbres, voisins, proches, frères, sœurs, oncles. Tous, mais pas moi. Pas ma mère. Elle, elle en voulait encore à Abassi de l’avoir traitée et humiliée de la sorte.

Elle en voulait aussi à d’autres, d’avoir tué Boudiaf à Annaba et d’avoir assassiné son frère, en bas de chez lui. Elle ne s’en est jamais remise. Quelque chose en elle s’était cassée. Briséee.

Moi je m’en suis remis, j’ai retrouvé l’amour grâce à celle qui deviendra ma femme. Mais j’en voulais encore à Ali et Abassi d’avoir pourri mes rêves de jeune Algérien. J’en voulais encore à Abassi d’avoir vexé ma mère en la traitant d’« épervier du colonialisme », parce qu’elle défendait des idées nationalistes différentes des siennes.

Je leur en voulais aussi de nous avoir menés là où nous étions. Mais je n’avais plus dix-huit ans. Je n’étais plus un enfant et j’en ai voulu aussi aux autres. Ceux qui ont permis cela, ceux qui en ont profité pour s’enraciner et s’enrichir toujours davantage, ceux qui ont soufflé sur les braises de la peur. Je leur en voulais d’avoir fait perdre la mémoire à me mère, même si je la soupçonnais de l’avoir fait exprès, tellement elle était forte Yemma.

J’ai ensuite fait des livres, de la radio publique, pas très longtemps, puis de la télévision. Pas très longtemps non plus. Parce qu’on a lancé une fetwa contre moi. Ce n’était ni Ali, ni Abassi, mais un autre frère, pas un frère musulman, mais tout aussi nuisible et violent. Le frère de trop.

J’ai donc quitté ma télé, ma famille, mes amis d’Hussein-Dey et d’ailleurs. J’ai quitté mon pays. Ce jour-là, sur le tapis roulant sans fin de l’aéroport de Francfort, ma femme et moi avions saisi que notre vie allait changer à tout jamais. Que nous devions nous réinventer. Le frère avait définitivement fait basculer ma vie. Il l’a détournée à tout jamais. Je lui en voulais. A mort.

Et un jour, ma mère est morte. J’en ai tellement pleuré que ça ne veut plus rien dire maintenant. J’ai détesté ma vie, mon exil, les grands lacs et les gratte-ciels. J’ai souhaité leur mort, je leur ai souhaité à tous une fin tragique. Horrible.

Et puis un jour, un peuple qu’on croyait mort est revenu à la vie, majestueusement, et a réveillé mes espoirs et mes larmes que je croyais asséchés. Le destin de l’Algérie s’en voyait changé à jamais. Encore une fois. Mon destin personnel n’avait plus d’importance. La révolution avait remis le fleuve détourné sur sa voie originelle.

Aujourd’hui Abassi est mort. Ou peut-être hier, je ne sais pas. Sa mort n’est pas rien. Elle a du sens. Cet homme fut important. Il a changé l’Algérie, il a « changé nos habitudes », il a changé nos destins… mais pas que. Et surtout pas que lui. Il est parti et on a cette étrange impression qu’il a échappé à quelque chose. Il ne s’est pas expliqué, il ne s’est pas excusé. Il nous a eus, et les autres aussi.

Ceux qui sont responsables d’avoir changé ma vie, de m’avoir privé de faire le deuil de ma mère avec les miens. Combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Je n’ai pas fait de liste comme Arya dans Game of Thrones. J’aurai dû, je sais. Mais je ne l’ai pas fait. Je m’en veux, un peu.

Cela m’a déprimé, mais je me suis souvenu de la Révolution du 22 Février. Je me suis aussi souvenu qu’Abassi Madani est mort à l’âge de 88 ans. Ses complices sont aussi vieux que lui. Et sa mort, aujourd’hui ou peut-être hier, prend tout son sens. Elle n’affaiblit pas le hirak, bien au contraire : elle lui offre une dimension supplémentaire.

Abassi n’a pas vraiment répondu de ses actes devant la justice de son pays (même s’il fut condamné à quelques années de prison) ? Ses complices aussi ne le feront pas ? Qu’importe ! Que le vent les emporte tous ! Ceux qui ont échappé à la justice de leur pays n’échapperont jamais au jugement de l’Histoire.

Aujourd’hui Abassi est mort. Demain, ça sera un autre. Aujourd’hui ma mère est vivante. Son Algérie aussi. Elle a toute la vie devant elle. Elle n’a pas 88 ans. Elle a tout juste vingt-ans. L’âge de tous les espoirs. De tous les rêves.

 

Par : Abdallah Benadouda

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