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  Nadia Omrane
 9/11/2019
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Présidentielle - Un grand oral castrateur mais une avancée démocratique et la passion des citoyens pour le Politique
 
 

Alors, je vote pour qui ? Entre des candidats mis sur la sellette et des journalistes tenus en laisse par un questionnaire imposé, le grand oral de ces trois derniers jours mérite un seul qualificatif : castrateur


 

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Alors, je vote pour qui ?

Entre des candidats mis sur la sellette et des journalistes tenus en laisse par un questionnaire imposé, le grand oral de ces trois derniers jours mérite un seul qualificatif : castrateur !

Pourtant au cours de la pré-campagne électorale, j’ai entendu et vu sur les ondes et à l’écran des journalistes incisifs et impartiaux – tels Elyes Gharbi de Mosaïque ou Khouloud Mabrouk (accompagnée de Maya Ksouri) sur un plateau d’IFM à l’Université Centrale de Tunis. Interrogés sur le fond et sans concession, des candidats pouvant s’exprimer, rebondir, préciser, se rattraper et ainsi donner vraiment aux électeurs matière à apprécier puis à choisir.

Néanmoins, en dépit du formalisme scolaire de la HAICA et malgré le légalisme sans imagination de l’instante électorale ISIE, cette examination contrainte et aléatoire des candidats est une nouvelle avancée démocratique. Mais qu’en restera-t-il dans l’esprit des citoyens et en définitive, qui choisir pour occuper la magistrature suprême dont la Constitution cadre les pouvoirs ?

Pour ce qui me concerne, je voudrais noter préalablement une forte ligne de démarcation entre d’une part des candidats concevant la sécurité nationale en tant que protection et défense des citoyens et du pays à l’intérieur de ses frontières et d’autre part un grand nombre de candidats élargissant cette conception à la sécurité globale, entendue comme l’assurance d’une quiétude et d’un bien-être à tous également, dans une sorte de reconnaissance d’un droit au bonheur pour tous, comme un des principes fondamentaux de toute République, inscrit dès l’origine dans la Constitution américaine.

Je note aussi la même fracture dans la conception de la diplomatie et particulièrement la diplomatie économique. D’un côté, des candidats libéraux inscrivent cette relation avec l’étranger dans le cadre d’une économie mondialisée en pariant sur un marché gagnant/gagnant. De l’autre côté, en dehors de quelques nationalistes étroits ayant peur de l’ouverture au monde, il y a des souverainistes attachés à l’indépendance du pays, tout en s’inscrivant dans une résistance altermondialiste internationale qui dénonce l’imposture d’une mondialisation « heureuse » et bénéfique pour tous, car en vérité elle reconduit des formes de domination et d’échange inégal.

Je note enfin au plan des initiatives législatives sociétales en matière de droits et de libertés une distinction entre des conservateurs rétifs à tous les bonds démocratiques dans ce domaine et des candidats modernistes au plan personnel mais qui n’osent pas, pour des raisons électoralistes, bousculer la société.

Ils ne sont que deux, trois peut-être, à se déclarer nettement pour l’égalité en matière d’héritage et pour l’abolition de la peine de mort. Donc ce qui va déterminer mon choix, ce sera précisément un engagement résolument moderniste pour ce qui concerne les droits et les libertés de chacun, et socialement de gauche, anti-libéral, en faveur d’un développement économique et social qui profiterait à tous et d’une gestion intègre du bien commun.

On comprendra donc que j’écarterai de mon choix les hurluberlus et les passéistes, les conservateurs farouches ainsi que les libéraux favorables aux dispositions inégalitaires ou à l’affairisme et à la corruption.

Ainsi, je me vois tenue de ne pas céder à la tentation du très brillant Mohsen Marzouk, séduisant par sa vison de surplomb très moderne, sa maitrise de la pensée politique, sa capacité à synthétiser et à s’exprimer.

Dans la foulée, je laisserai également en marge, des personnalités correctes mais trop libérales à mon goût comme Mehdi Jomaa ou Elyes Fakhfakh, plus à leur place au gouvernement. Enfin, j’exclurai Youssef Chahed qui se montra très bon, maitrisant ses dossiers et sa communication, mais dont je refuse la gouvernance très libérale, favorable aux lobbies et qui laisse un bilan socialement négatif et économiquement très problématique, pour ne pas dire pire.

Autour de moi, on promeut Abdelkrim Zbidi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de Ben Ali puis, après la révolution, le ministre de la Défense des deux présidences successives. Je le sais homme honnête, droit jusqu’à la raideur et je me sentais prête à excuser des maladresses qui m’apparaissent, si j’ose dire, presque comme une qualité, la marque qu’il ne s’est pas commis dans les dédales fangeux de la politique politicienne. Pourtant, à l’évidence il n’a pas de vision politique en dehors d’une volonté de préserver l’identité tunisienne issue du bourguibisme. C’est un homme de l’ancien monde que soutiennent malheureusement aujourd’hui de jeunes loups ultralibéraux et des fripouilles de l’ancien régime. Mais parmi ceux qui lui apportent leur adhésion dans des pétitions ou sur internet, j’ai des amis, des gens de qualité, des compétences au-dessus de tout soupçon et dont le parcours est marqué par un engagement sans faille contre le paternalisme autoritaire de Bourguiba et l’oppression policière de Ben Ali.

C’est à ces derniers que je voudrais faire admettre que l’intention déclarée d’Abdelkrim Zbidi de poster des blindés devant l’ARP n’est pas qu’un faux pas. D’autres écarts de communication démontrent qu’il est partisan d’une autorité musclée, voire militarisée le cas échéant, et non pas seulement d’une fermeté attendue par tous dans le cadre d’un processus démocratique en construction.

Aussi, il me semble qu’il entrerait à Carthage avec les forces armées sur les talons. Il le dit d’ailleurs avec de gros sabots et je voudrais lui donner à méditer cette phrase célèbre de Mirabeau à quelques jours de la Révolution française : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes ». Son environnement cultivé lui en expliquera les suites : le poète Hugo soulignait qu’il y a dans cette menace armée contre une légitimité populaire la fracture rédhibitoire entre le pouvoir et le peuple.

Je ne prendrai pas le risque personnel d’encourager ce dérapage possible de notre transition démocratique. Dans les premiers jours de la révolution, j’aurais voulu à cette époque que le général Rachid Ammar prenne le pouvoir dans un ordre juste préparant des élections démocratiques. J’ai eu un peu honte de moi et je me suis tue. Du reste, madame Clinton a étouffé dans l’œuf une telle éventuelle orientation, permettant ainsi à la Tunisie de devenir le premier laboratoire arabe d’une construction démocratique. Dès lors, le chemin en est pris.

C’est bien ainsi. Aujourd’hui, qui vraiment voudrait revenir au temps révolu et refuser, malgré toutes les difficultés, qu’un nouveau monde éclose sur les décombres d’un monde ancien ?

Au soir de ma vie, je n’accepte pas pour ma part de renoncer aux principes et aux idéaux qui sont les miens, et je refuse de m’associer aux peurs d’une nomenklatura d’élites dont je fais aussi partie ainsi que de privilégiés qui voudraient maintenir leur identité et leurs intérêts de cette manière-là, contre la légitimité des aspirations populaires si longtemps étouffées.

Ce serait une grande faillite et un aveu d’échec de ces élites intellectuelles, méritantes, de talent et de vertu, que d’encourager une telle possible dérive vers ce qu’on appelle une démocrature ou l’illibéralisme. Je me risque à le souligner avec mes égards pour Abdelkrim Zbidi et toute mon estime et ma sincère camaraderie pour celles et ceux de mes amis qui le soutiennent, dont je comprends bien l’inquiétude.

Alors, pour moi, qui ? Probablement que je voterais pour Mohamed Abbou, notre Eliot Ness national, pour son sens du respect de la loi, parce qu’il est jeune et parce que je garde de lui surtout le souvenir de sa résistance sans rémission, la bouche cousue de fils en prison, et cela malgré une épouse sympathique, audacieuse, mais trop envahissante et surtout malgré le conservatisme de certaines franges de sa base…

À moins que, tout à fait désenchantée, je n’opte, le cœur brisé par la tragique fracturation de la gauche sociale, pour un vote inutile qui serait un vote pour la mémoire et pour l’histoire, en faveur de l’icône vermoulue sabrée par des camarades médiocres très pressés, auto-déchue par ses propres entêtement, mais malgré tout une icône encore : Hamma Hammami.

 

Par : Nadia Omrane

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