-
28 Feb 2020
بعد مجزرة إدلب.. الناتو يفعّل المادة 4 ويتحدث في ختام اجتماع طارئ عن أوجه دعمه لتركيا
28 Feb 2020
مهاجرون يحاولون عبور الحدود.. والأوروبيون يذكّرون تركيا بتعهداتها
28 Feb 2020
قوات حفتر تصعّد في طرابلس.. الأمم المتحدة تحذر من حرب إقليمية في ليبيا
28 Feb 2020
كارثة إدلب.. هل نشهد حربا شاملة بين تركيا وروسيا في سوريا؟
28 Feb 2020
كورونا.. رئيس دولة يخضع للحجر الصحي والإصابات تفوق 500 في الشرق الأوسط
28 Feb 2020
الدوحة تستعد غدا لتوقيع اتفاق بين واشنطن وطالبان لإنهاء الحرب بأفغانستان
28 Feb 2020
للحفاظ على أمنها النفطي.. أميركا تحتاج لوجودها العسكري بالشرق الأوسط
28 Feb 2020
10 ميزات أساسية.. على كل مستخدم آيباد معرفتها
28 Feb 2020
موديل كهربائي من رينو توينغو
28 Feb 2020
الحكومة التونسية الجديدة تتسلم مهامها.. الفخفاخ ينشد الاستقرار السياسي
28 Feb 2020
الحمامات إرث العثمانيين الذي ترفض الجزائريات الاستغناء عنه
28 Feb 2020
الفيزياء تكشف أسرار انزلاق الرغوة على اللسان
28 Feb 2020
فيروس كورونا.. إسرائيل تخشى أزمة اقتصادية تبدأ بقطاع السياحة
28 Feb 2020
فيسبوك تلغي أهم مؤتمر لها هذا العام بسبب كورونا
28 Feb 2020
بضوء أخضر تركي.. شاهد: تدفق المهاجرين نحو الحدود الأوروبية
28 Feb 2020
الخامس خلال فبراير.. وفاة معتقل جديد داخل السجون المصرية
28 Feb 2020
خاقانات الروس.. ملوك الفايكنغ جاوروا المسلمين وحكموا روسيا بالقرون الوسطى
28 Feb 2020
عقار قديم للملاريا قد يكون مفتاح التغلب على فيروس كورونا
28 Feb 2020
نواب أميركيون يرشحون الناشطة السعودية لجين الهذلول لجائزة نوبل للسلام
28 Feb 2020
أنفقت 12 مليار دولار.. اليابان لم تضع خطة بديلة لإنقاذ الأولمبياد من كورونا
28 Feb 2020
إصابة عشرات الفلسطينيين في مواجهات "عنيفة" مع الاحتلال قرب نابلس
28 Feb 2020
"فلسطين خط أحمر".. رئيس اللجنة الأولمبية الجزائرية يدفع ثمن الوقوف للنشيد الإسرائيلي
28 Feb 2020
هل شركتك عالقة بمرحلة الإطلاق؟ إليك أهم الشروط لنجاحها
28 Feb 2020
وقاية أم إساءة؟ تعقيم الطلاب بالرش في مدرسة ببيروت
28 Feb 2020
رئيس "اتحاد علماء المسلمين": الإمارات تنشر الأحقاد والمؤامرات حول العالم
28 Feb 2020
تقدمها خبيرة تربوية.. نصائح لإنجاز الأطفال واجباتهم المدرسية في أجواء ممتعة
28 Feb 2020
هكذا خالف كورونا التوقعات وقلب المعادلة في كركوك
28 Feb 2020
معلومات بـ117 ألف يورو.. القبض على مخترق البريد الإلكتروني لغوارديولا
28 Feb 2020
"مدرسة المشاغبين".. المظلومة!
28 Feb 2020
في مسيرة تتابع عالمي.. عربيات يجبن بلادهن بالدراجات النارية
28 Feb 2020
تدجين الكلاب ربما يكون قد بدأ قبل 28 ألف عام
28 Feb 2020
برمجية خبيثة بنظام أندرويد يمكنها سرقة رموز المصادقة الثنائية
28 Feb 2020
عجوز تتعمد إزعاج جيرانها بغناء ببغائها الأوبرالي
28 Feb 2020
نيوزويك: الجيش الروسي يكشف عن نظام أسلحة جديد مضاد للصواريخ والطائرات
28 Feb 2020
"قامات".. أفلام تخلد النضال الفلسطيني ضد الاحتلال
28 Feb 2020
معركة قضائية جديدة بين نيمار وبرشلونة
28 Feb 2020
كيف يجعلنا الدين نشعر بصحة أفضل؟
28 Feb 2020
"الشرطة تقاعست عن حماية المسلمين".. ارتفاع أعداد القتلى بالهند والتوتر يسود نيودلهي
27 Feb 2020
مباحثات واشنطن بشأن سد النهضة.. لماذا قاطعتها إثيوبيا؟
27 Feb 2020
بعد ولادة عسيرة في تونس.. هل تحقق حكومة الفخفاخ ما عجزت عنه سابقاتها؟
28 Feb 2020
أرامكو تعتزم بيع المزيد من أسهمها لتمويل الاقتصاد السعودي
28 Feb 2020
الأسماك بالجزائر.. أسعار ملتهبة وعائلات لا تتذوقها لأشهر
27 Feb 2020
ذعر كورونا يدخل كل بيت أميركي
28 Feb 2020
بعد 14 عاما من مقتل عائلتها.. طفلة مذبحة الشاطئ تستعد لمقاضاة إسرائيل
28 Feb 2020
شركة ألمانية تكشف عن هاتف مصنوع من الكربون
28 Feb 2020
إسرائيل تقر بناء 1800 وحدة استيطانية بالضفة الغربية
28 Feb 2020
5 فوائد صحية لم تكن تعرفها عن الفلفل الأحمر
28 Feb 2020
معاناة الهنديات المهجورات مزدوجة.. أزواج هاربون ومجتمع يراهنّ "بضاعة شخص آخر"
28 Feb 2020
جدل في مواقع التواصل بشأن صحة البابا تزامنا مع انتشار كورونا في إيطاليا
27 Feb 2020
لاعتبارات أمنية.. هل استخدم بوتين شبيها له لتمثيله بمناسبات عامة؟

Du Même Auteur - لنفس الكاتب

 135

Twitter - تويتر

Media - بالصـوت والصـورة

Facebook - فيسبوك

  Akram Belkaïd
 1/19/2020
 202
 
Lecture Zen
  8098
 
De l’art de l’esquive en parlant d’Algérie
 
 

Le Hirak n’est pas un coup d’État. Comme l’a dit l’excellent et avisé Saïd Djaafer, il n’a pas vocation à prendre le pouvoir (1). Il est là pour acculer le pouvoir, l’obliger à faire concessions sur concessions, notamment sur la question des libertés individuelles et politiques.


 

Photo

De nombreuses analyses sont publiées, et continueront de l’être, concernant l’Algérie et la situation qui y prévaut. Pour leur lecteur, il est un certain nombre de postulats implicites qu’il est toujours utile et important de connaître ou de déceler pour se faire une idée de la pertinence du texte et de son intention. L’un des plus importants, peut-être le plus important, est de savoir si l’auteur part du principe que l’Algérie est un État de droit et qu’il fonctionne normalement. Si tel est le cas, alors il convient de ne pas perdre son temps. Tout ce qui normalise et blanchit ce qui est anormal n’est pas acceptable.

Un exemple. La récente élection présidentielle du 12 décembre dernier. Faire comme si ce scrutin a été organisé de la manière la plus rigoureuse et la plus transparente, c’est soit se mentir soit propager un mensonge de manière délibérée. Qui peut croire que, soudain, le pays s’est débarrassé de ses mauvaises habitudes ?

Qui peut vraiment croire que l’on peut établir une analyse sérieuse de la situation en disséquant les « chiffres » de la participation et les « résultats » des cinq candidats. Gloser sur le fait que « x » a remporté plus de suffrages qu’« y » est un exercice creux sauf à essayer de comprendre les intentions et la logique interne du système ou, pour reprendre le propos de Mouloud Hamrouche au printemps dernier, du « non-système ».

Je me souviens d’une conférence organisée il y une vingtaine d’année à l’Institut du monde arabe (IMA) sur la Tunisie, alors présidée par feu Zine El Abidine Ben Ali. A la tribune, un chercheur tentait d’expliquer la logique politique concernant l’évolution des scores électoraux, qu’il s’agisse de la présidentielle, des législatives ou des municipales, toutes remportées à la majorité absolue par l’ex-Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).

Soudain, un Tunisien présent dans l’assistance s’est levé en criant cette phrase : « il n’y a aucune différence à être élu à 90% ou 80% quand le système est verrouillé. » Cela vaut pour l’Algérie. Certes, le pays a désormais un président. It’s a fact. Mais nous savons tous qu’il y a beaucoup à redire sur ce scrutin.

Et il ne s’agit pas simplement de l’abstention (massive) qui affecte la crédibilité de l’élection mais du processus en amont, des mécanismes d’exclusion politique qui prévalent depuis bientôt six décennies, de l’interdiction d’un vrai pluralisme et de l’impossibilité de tout type d’alternance. Une élection n’est jamais le début d’un processus politique de démocratisation, elle doit en être l’aboutissement.

Dès la démission d’Abdelaziz Bouteflika, de nombreux observateurs internationaux posaient la même question. Pourquoi continuer à manifester alors que le président ne fera pas un cinquième mandat ? Puis vint une autre question : pourquoi continuer à manifester alors qu’un scrutin présidentiel est prévu ? Là aussi, ce genre d’interrogation partait du principe que le « reste », était normal.

Or, dans un pays où des gens vont en prison puis en sortent sur simple appel téléphonique, quand des gamins sans avocats encaissent des peines de prison ferme pour un simple drapeau brandi ou quelques propos exaltés sur les réseaux sociaux, alors non, rien n’est normal. Étayer tout raisonnement en faisant de cette élection un élément objectif n’est pas honnête sur le plan intellectuel. En clair, ce n’est pas parce qu’une élection présidentielle a lieu que l’Algérie est une démocratie ou un État de droit. Les apparences d’un changement ne sont jamais la preuve d’un vrai changement.

Autre question fondamentale à poser quand quelqu’un s’exprime à propos de l’Algérie. Quel est, selon lui, le principal problème du pays ? Ou, pour dire les choses de manière plus directe : qui est le plus à blâmer ? Je l’ai déjà écrit mais on ne le répétera jamais assez : depuis le début du mouvement, le Hirak a le courage de regarder le pouvoir algérien dans les yeux en lui disant ceci : « il n’y a aucun blabla possible : tu es le problème numéro un. C’est à toi que l’on doit cet échec et cette situation. »

Pas question donc de biaiser, de tergiverser ou d’éluder les vraies questions. Le Hirak ne ménage pas le pouvoir. Il ne transige pas. Il ne fait pas semblant de croire à l’indépendance de la justice pour justifier son silence quand des gens vont en prison pour leurs opinions. Il ne croit pas que des négociations sérieuses sont ouvertes juste parce que le mot « dialogue » a été prononcé (comme il le fut par le passé sans que rien ne change).

Le Hirak dis les choses sans détours. C’est ce qui lui vaut d’être en danger depuis le début et, plus encore aujourd’hui. Tout cela parce qu’il empêche l’apparence d’un retour à la normalité. Cette normalité pépère où les dissidences, ou celles présentées comme telles, s’en retourneront aux limites qui leurs sont imparties. Position plus ou moins confortable qui leur fera trouver d’autres cibles moins dangereuses.

S’il faut juger la situation du pays, alors il faut rappeler que le peuple n’est pas décideur, que ce ne sont pas des « députés » prompts à voter ce qu’on leur ordonne de voter, qui relaient ses attentes et ses demandes. On trouvera toujours mille et un défauts au peuple du Hirak. Pourquoi, d’ailleurs, devrait-il être parfait ? Où trouve-t-on exemple dans l’Histoire de révolutions menées par des êtres purs et parfaits ? Donc, tout texte d’analyse qui s’éloigne ou qui minimise le point essentiel, à savoir la responsabilité première du pouvoir algérien, n’est guère pertinent.

Ainsi, pour en revenir à l’élection présidentielle, il y a eu des textes circulant sur internet appelant à voter pour tel ou tel candidat au prétexte de faire barrage à celui qui semblait représenter le courant islamiste. Yakhi festi… On retrouve ici cette satanée entourloupe qui consiste à faire oublier l’essentiel en agitant, d’une manière ou d’une autre, le danger des barbus et, ce faisant, les mauvaises manières, ou supposées telles, des Algériennes et des Algériens (wanetoutrisme, obsession du complot, rapport ambigu à la France).

Le Hirak est là pour rappeler cette vérité : le problème numéro un, c’est ce système hors-sol qui, il y a un an, nous expliquait qu’un cinquième mandat de Bouteflika serait la meilleure chose qui puisse arriver au pays.

Le Hirak n’est pas un coup d’État. Comme l’a dit l’excellent et avisé Saïd Djaafer, il n’a pas vocation à prendre le pouvoir (1). Il est là pour acculer le pouvoir, l’obliger à faire concessions sur concessions, notamment sur la question des libertés individuelles et politiques.

Cela prendra le temps qu’il faut, l’Histoire n’étant pas une connexion internet à haut débit. L’impatience, l’inconfort, voire cette amertume qui colle au cœur de nombre d’Algériennes et d’Algériens, ne sauraient être un argument pour déclamer l’élégie du Hirak.


Note

(1) « 47 vendredis contre des décennies de régression : le Hirak a remis l’Algérie en mouvement », Radio M Post, 14 janvier 2019.

 

Par : Akram Belkaïd

Commentaires - تعليقات

أي تعليق مسيء خارجا عن حدود الأخلاق ولا علاقة له بالمقال سيتم حذفه.
Tout commentaire injurieux et sans rapport avec l'article sera supprimé.

Pas de commentaires - لا توجد تعليقات